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A
leur position géographique ( Afrique australe) laquelle se
double d'une frontière commune, l'Afrique
du Sud et le Zimbabwe presentent des caractéristiques
similaires en plusieurs points.
Une
histoire commune. En effet, ces deux pays ont accédé
tardivement à l'indépendance, 1980 pour le Zimbabwe,
1994 pour l'Afrique du Sud. Ces Etats ont été dirigés
par une minorité blanche et se sont affranchis de leur
domination suite à une guerre de libération en vue de
l'indépendance. Ces Etats se sont émancipés
assez tôt de la Grande bretagne, l'Afrique du Sud en 1910, et
le Zimbabwe en 1965 suite à la déclaration
d'indépendance ( de la Rhodésie du Sud -actiuel
Zimbawe) proclamée par Ian SMITH. L'accession au pouvoir des
héros de la guerre de libération, Nelson MANDELA (ANC
) en 1994 et Robert MUGABE ( ZANU-PF) en 1980.
Une
structure socioéconomique similaire puisque la population
blanche ( estimée à 5 millions en Afrique du Sud, 70
000 au Zimbabwe) possede l'essentiel du pouvoir économique.
Une redistribution des terres latente puisque la minorité
blanche possede l'essentiel des terres arables. En 1980, au
Zimbabwe, 6000 fermiers blancs ( 4000 en 2002) possédaient
15,5 millions d'ha, soit 45% des terres les plus productives.
Aujourd'hui,
le point d'orgue qui unit les deux pays est le dossier crucial de la
réforme agraire dont la radicalisation au Zimbabwe n'emporte
pas l'assentiment de la communauté internationale. Force est
de souligner que c'est sans doute le seuil point de différence
entre les deux Etats, l'Afrique du Sud a fait le choix d'une reforme
agraire dont le socle est le compromis.
Aussi,
ces points de rencontre entre les deux Etats mettent en lumière
l'actuelle politique sud-africaine vis-à-vis de l'ancienne
Rhodésie du Sud, l'engagement constructif en l'occurrence.
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Le
leader de la MDC (Mouvement pour le Changement Démocratique),
Morgan TVANGIRAI refuse toute participation à un gouvernement
d'union nationale proposé par l'Union Africaine et la SADC
( Communauté de développement de l'Afrique australe).
Ce dernier, qui a déjà rencontré Thabo MBEKI,
chef de l'Etat sud-africain et médiateur mandaté par la
SADC, campe sur ses positions.
Selon
E. MNANGAGWA de la ZANU PF, le parti au pouvoir au Zimbabwe, un poste
de Premier ministre pourra être crée pour le leader du
MDC.
Cette
radicalisation de la position de l'opposant au régime en place
ne peut que ternir son image et nuire à sa crédibilité
pour plusieurs raisons: il ne fait plus l'unanimité au sein
de son parti puisque ce dernier s'est scindé en deux factions.
Ensuite, il y a lieu de s'interroger sur la volonté de M.
TVANGIRAI de faire un compromis, d'être un leader qui fait
passer l'intérêt national avant toute ambition
personnelle. De même, une once de suspiscion peut peser sur
lui, dans la mesure où l'on peut s'interroger sur ses
véritables motivations et ses soutiens étrangers.
Enfin,
force est de constater que l'opposition au Zimbabwe n'a jamais été
une opposition constructive, mais plutpot une opposition de la haine.
Aussi
doit il faire preuve de bons sens, de sentiment national et
d'esprit de compromis, l'Afrique du Sud en 1994 et le Kenya il ya peu
en témoignent.
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En
dépit de la condamnation officielle du déroulement des
élections du 27 juin 2008, l'Union africaine, lors du sommet
tenu en egypte le 30 juin, a opté pour le compromis, un
gouvernement d'Union Nationale en l'occurrence. Cette décision
a la particularité d'être sage juste et pragmatique
puisque avalise un fait accompli. De même, elle illustre un
souci d'apaisement au nom de l'intérêt national du pays.
La
SADC ( Communauté de développement de l'Afrique
australe) dont le président sud-africain est le médiateur
officiel, prone le dialogue et la réconciliation nationale
entre les parties en conflit, lesquels sont le fer de lance de la
diplomatie sud-africaine dans la gestion de cette crise.
Aussi,
cette position délicate de l'UA et de la SADC est l'expression
de la vision sud-africaine, au nom de l'intérêt
national, la paix et la sécurité dans le pays.
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La
vie sociale, économique et politique d'un pays ne se résume
pas à la tenue d'élections législatives et
présidentielles. Elle se doit d'être l'expression de
l'existence de forces de proposition, et le Zimbabwe n'a pas dérogé
à la règle. De même, il ne serait pas opportun
de réduire la vie politique du pays à la rivalité
entre la ZANU-PF et le MDC.
En
effet, depuis l'indépendance du pays en 1980, la vie
politique du pays est une réalité. Les élections
législatives ont eu lieu tous les cinq ans, les
présidentielles tous les six ans depuis 1990, date à
laquelle la ZANU PF a mis fi à son statut de parti unique. Le
poids écrasant de la ZANU PF au pouvoir ( Union
nationale africaine du Zimbabwe, Front populaire), crée en
1963, laquelle a absorbé celui de Joshua NKOMO ( la ZAPU -Union Populaire du Peuple Zimbabwéen), s'est accompagné,
notamment depuis 1990, de la naissance de près de 15 partis
politiques.
Ces
derniers, faut-il souligner, ont été fondés pour
leur majorité par des dissidents de la ZANU PF, à
l'instar de la ZUM (Mouvement Unitaire Zimbawéen),
fondé en 1989 par Edgar TEKERE, exclu en 1988 de la ZANU
PF, a fusionné en 1994
avec l'UANC ( Conseil
Africain Uni).
Les
autres principaux partis politiques sont les suivants: Le MIECC ( Mouvement pour les candidats Indépendants) crée par
Margaret DONGO en 1997; le FPZ ( Parti du Forum Zimbawéen) crée en 1993 par des
membres de la société civile; le
MDC ( Mouvement pour le changement démocratique) issu de la ZCTU ( Congrès
syndicaliste Zimbabwéen) du syndicaliste Morgan TVANGIRAI crée
en 1998.
Cette multitude de partis s'est accompagnée
d'une société civile, représentative des
differentes composantes du pays dont les principales sont les
suivantes: l'AUT ( Association dees Professeurs d'université),
la ZCCJPC (Commission catholique zimbabwéenne pour la paix et
la justice), la ZCC ( Conseil zimbabwéen des églises),
ZUJ ( Union des Journalistes du Zimbabwe), le ZIMRIGHTS ( Association
des droits zimbabwéens) et enfin TIZ ( Transparency
International Zimbabwe), et enfin la ZESN ( Le réseau de
soutien des élections zimbabwéennes), laquelle
revendique 8900 volontaires.
Cette double dimension de la vie politique du pays,
Partis politiques et société civile, illustre
l'existence dans le pays d'une liberté d'expression, bien que
ternie par l'affrontement entre la ZANU PF et le MDC.
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Depuis
plusieurs années, le pays vit sous embargo économique.
En conséquence, aux tristes émeutes de la fin des 19
au 22 janvier 1998, s'est ajoutée l'inflation qui a atteint
165000%, le taux de chômage de 80% et 5 millions de zimbabwéens
sur 13 vivant de l'aide alimentaire sous l'égide du Programme
Alimentaire Mondial.
Ancienne
puissance régionale, ce pays a été le chef de
file de la création de la SADCC(Conférence pour la
coordination du développement de l'Afrique australe) pour la
coordination de l'organisation régionale qui a précédé
l'actuelle SADC ( Communauté de Développement de
l'Afrique australe) le 1er avril 1980, en vue de contrer les
ambitions régionales de l'ancien régime qui dirigeait
l'Afrique du sud. De même, ce pays a apporté son soutien
à l'ANC puisque la ZANU PF, la ZAPU PF ont soutenu l'actuel
parti au pouvoir en Afrique du Sud.
Aussi,
il convient de ne pas oublier que Robert MUGABE et Joshua NKOMO, à
'instar de Nelson MANDELA en Afrique du Sud, ont été
les leaders de la longue guerre de libération- près
d'une décennie- du Zimbabwe qui a mis fin au régime de
Ian SMITH en 1980 date de l'indépendance du pays.
Ce
pays se trouve ainsi au carrefour des controverses, entre le
scepticime de l'ONU et de l'UE et la volonté d'apaisement de
l'UA (Union africaine, laquelle a choisi la voie du compromis. Il
s'agit pour sûr, de faire preuve de lucidité pour une
réconciliation nationale.
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Notre
peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur.
Notre
peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.
C’est
notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus.
Nous
nous posons la question : Qui suis-je, moi, pour être brillant , radieux ,
talentueux et merveilleux ?
En
fait, qui êtes vous pour ne pas l’être ?
Vous
êtes un enfant de Dieu.
Vous
restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde.
L’illumination
n’est pas de vous rétrécir pour éviter de déranger les autres.
Nous
sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Au
fur et a mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons
inconsciemment aux autres la permission de faire de même.
En
nous libérant de notre peur, notre présence libère automatiquement celle des
autres.
Nelson MANDELA, ( Extrait).
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La procédure lancée par la CPI contre le chef de l’Etat
soudanais El Bechir est un formidable coup médiatique. En effet, nul doute que
ce dernier ne sera jamais inquiété aussi longtemps qu’il restera au pouvoir.
La Chine et la Russie,
membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, ont émis des réserves quant
à la validité de cette mise en cause du chef de l’Etat soudanais. De même,
l’Union africaine, dont les soldats sont en opération dans le pays s’est
montrée gênée et très embarrassée par cette tempête médiatique.
Le seul point positif de cette mise en cause a été de faire
revenir le Darfour au centre de nos
préoccupations. Puisse cela permettre la réactivation du processus de paix dans
ce pays.
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L’accession
de Jacob ZUMA à la
Présidence de l’ANC à moins de deux ans de la fin du mandat
présidentiel de Thabo MBEKI (2009) suscite des interrogations et bouscule
l’ordre établi. En effet, les 4000 délégués réunis à Polokwane (Est du pays) du 16 au 20 décembre, 2007 ont
décidé le 18 de l’avenir politique de l’Afrique du Sud.
En
réalité, cette probable victoire ne provoquera pas le séisme tant annoncé. En
effet, si le Président de l’ANC est par nature élu chef de l’Etat, les
élections anticipées ne sont pas à l’ordre du jour, puisque J. ZUMA a annoncé
ne pas vouloir voter une motion de défiance contre MBEKI. Dans l’hypothèse
contraire, et même en cas de succès, le président MBEKI pourra rester au
pouvoir. Souvenons nous que T. MBEKI, élu Président de l’ANC en 1997, a du attendre la fin
du mandat de Nelson MANDELA en 1999 pour lui succéder. Un scénario contraire
n’est pas envisageable. Par ailleurs, si
ZUMA est en 2006, sorti blanchi du procès de viol qui lui a été intenté, il reste empêtré dans d’autres affaires
judicaires.
Cette
victoire remet en cause le leadership au sein de l’ANC et redistribue les cartes en vue de la course à
la présidentielle, puisque plusieurs candidats que sont Nkosazana DLAMINI-ZUMA,
Mosiuoa LEKOTA, Tokyo SEXALE, Cyril RAMAPHOSA et voire la vice présidente du
pays Phumzile MLAMBO NGCUKA, sont en lice.
En
conséquence, elle constituerait une réduction de la marge de manœuvre de T.
MBEKI qui ne pourra pas influer sur le choix de son successeur à la tête de
l’Etat sud-africain.
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20 notes (3 Pages, 8 par page) [ 1 | 2 | 3 ]
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Moi, Docteur en Droit, Africaniste, mon but est de créer, à partir de mes articles, un forum de discussion sur l'actualité géopolitique, politique, économique et sociale africaine, dans la prisme de la redéfinition de la place de ce continent dans la mondialisation.
Ouvrage à paraître : "Les fondements de la politique étrangère de la nouvelle Afrique du Sud : Acteurs, facteurs et instruments." L'Harmattan, 2008.
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